Tolérance , Réconciliation, Cohabitation harmonieuse


6 juin 2010

BURUNDI - ASSAINISSEMENT



Le principe de « pollueur-payeur », une nouvelle approche d’assainissement en mairie de Bujumbura.


Bujumbura, 03 juin 2010 - La Direction Générale des Services Techniques Municipaux (SETEMU) de la Mairie de Bujumbura se trouve aujourd’hui dans l’impossibilité d’enlever les ordures ménagères dans les communes. En conséquence, des immondices jonchent les rues et surplombent différents marchés et restaurants. Les communes au bas standing comme, Kinama, Cibitoke, Ngagara, Kamenge, Musaga etc sont les plus affectées. Les passants ainsi que les ménages proches de ces « montagnes » d’immondices sont mis mal à l’aise par les odeurs nauséabondes qui se dégagent.

Pour cause, il y a bientôt deux mois, les camions des SETEMU ne passent plus dans différents quartiers pour ramasser les ordures. Pourtant les ménages ont l’habitude de les dégager de leurs parcelles pour les entasser sur les voies où les engins des services municipaux doivent en principe passer chaque semaine pour les prendre. Rémy Barampama, Directeur Général des SETEMU affirme que son entreprise connaît de graves difficultés ces derniers temps car tous les camions sont vieux d’une vingtaine d’années et tombent souvent en panne. Il ne reste que trois camions pour desservir toute la Mairie de Bujumbura et sont pour le moment au garage, indique Rémy Barampama. Celui- ci trouve ce service trop budgétivore et s’en va même proposer un nouveau plan d’assainissement de la ville où le producteur d’immondices reste le premier responsable dans l’enlèvement de ses immondices.

Selon le DG des SETEMU, les citadins doivent changer de mentalités afin de contribuer à assainir leur ville. Ils devront pour cela payer une certaine somme d’argent en contrepartie du service rendu par les sociétés des privés qui auront gagné le marché. Le personnel des SETEMU jouera le rôle d’encadreur ou d’animateur de séances de sensibilisation. Rémy Barampama demande aux autorités à la base de s’impliquer et de travailler en commun accord avec les SETEMU afin de relayer cette nouvelle procédure qu’il appelle « pollueur-payeur ». Cette pratique est déjà en vigueur dans d’autres pays et réussi mieux aujourd’hui, là où des entreprises de l’Etat ont échoué, renchérit Barampama.

L.K.

 


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